Le grand Bouddha d’Alexia

L’émaillage est une épreuve en pleine canicule. Trois jours de refroidissement, c’est plutôt bon pour la descente de température. L’effet est superbe, l’émail est irisé entre brun et doré, Les arêtes sont claires, les surfaces sombres ou dorées. Son visage a perdu en douceur, il parait plus âgé mais plus en introspection encore.

 


 

 

 


 

 

Après la cuisson

La cuisson du dégourdi s’est bien passée. le voilà d’un blanc immaculé souriant à ses pensées.

 


 

 

Journée productive

La journée a été productive. Le Bouddha avance. La terre me guide. les plis de la robe se sont un peu accumulés mais son visage reste paisible. Il transmet la douceur, le plaisir, la paix. Je l’ai vidé en le découpant en cinq endroits : le crâne, les deux épaules, et les genoux. Le socle a été monté en plaques de 4 cm d’épaisseur pour supporter la structure. La potence a gardé le tout dans l’axe. J’ai retiré la tringle qui tenait la tête. Je commence le nettoyage des copeaux… Il reste les doigts à affiner, dans quelques jours, quand la terre sera ferme. Il faudra faire aussi des trous partout pour éviter l’explosion d’une bulle d’air à la cuisson. On y est.

Le scotch blanc sur le montant de la potence m’indique la hauteur maximale du four. Il faut que la bosse de la connaissance passe dessous… Voilà le lotus modelé.Le bouddha est maigrichon, mais je n’ai pas placé les muscles ni le drapé final. Les pieds sont finis par contre, et du premier coup !

 


 

 

 

Le second s’écroule dans la nuit après avoir positionné la tête. Le papier journal serré à l’intérieur pour monter la pièce en creux s’est imbibé de l’eau de la terre et a tout ramolli. Je retrouve la tête entre les genoux ! Mauvaise idée, ce journal… Je recommence tout une troisième fois.  Encore une semaine d’efforts aux orties, c’est le métier qui rentre… Cette fois, je monte en creux sans rien dedans, avec une terre plus sèche. Plus question de chiffons pour maintenir la pièce humide. Je travaille au vaporisateur pour doser au mieux.

 

 


 

 

Les débuts sont toujours difficiles. Ça ressemble à un Teletobby raide. Le premier avait un socle trop épais, je l’ai coupé en 2 dans le sens de la hauteur. La double rangée de lotus règlementaire et devenue simple. Même après cette coupe, la tête ne rentre pas dans le four.

Je détruis tout le travail d’une semaine et je recommence.

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