Covid 19 – le confinement

Coincée sur un bout de balcon, je réorganise un plan de travail sur une table. Je me confine dans mon appartement. 

La température et l’humidité sont très variables. Plein sud, c’est plein soleil. Je dois travailler beaucoup plus vite, la terre s’effrite si j’insiste. Ouf ?  la pluie arrive dans quelques jours.

 Je ressors les excellents ouvrages de Philippe Faraut. Il ne faut pas hésiter à travailler ses fondamentaux. 

Je voulais tenter des jambes pour mon Sadhu tronqué. Séance de mise en forme sur le tapis de gym ? confinement oblige !

Travailler une pièce en deux parties, c’est une première. Les proportions et le raccord sont délicats à trouver.

Le danseur birman

Ambiance de fin du monde, plus aucun promeneur ne va vers la plage. Je regarde la mer qui déroule ses rouleaux vers moi comme une invite, depuis mon balcon. Je ne peux la rejoindre. Un couple débouche du coin de la rue. Le confinement doit être moins éprouvant à deux. 

Je vais faire un compagnon à mon égérie. Ça fait longtemps que j’y pense.

Terre blanche. Son dessin attend depuis 1 an dans mon carnet.

Le temps est sec, je progresse vite. Je vide la pièce seulement 48h après l’avoir dressée. L’extérieur sèche trop vite alors que l’intérieur est gorgé d’eau.

Cette terre est très plastique mais je lutte contre les affaissements. Je cale avec des tringles, la potence me sauve ! 

Le socle a été préparé 2 jours avant pour durcir un peu afin de supporter le poids de la sculpture.

Le plus difficile est de gérer les variations de séchage. Il faut sauvegarder une homogénéïté de la texture au risque d’une casse à la cuisson. La rétractation doit être régulière et homogène. Pas simple avec autant de variété dans les épaisseurs.

Les danseurs

Et voilà le petit couple !

Terre cuite patinée pour elle, terre crue pour lui.

On commence la lente phase de séchage. Hop ! Sous plastique !

L’amour courtois version 2

Une nouvelle version de l’amour courtois. L’éternelle séduction féminine, intemporelle, avec un objet qui la fixe dans un contexte précis, une coiffe du 12ème s. L’amour courtois, oui, dans un premier temps…

engobe sur terre crue

Jeune Masaï

Travail en cours…

Je recommence la jeune masaï dans une taille plus grande. Cette terre noire est vraiment un bonheur à travailler. Mes mains se régalent.

Terre magnifique en finition cirée.

Façonnage terminé

j’ajoute un engobe fait avec une faïence rouge chamotée. J’espère que la terre noire ne va pas l’absorber à la cuisson. Ç’est ce qui s’est passé la dernière fois avec un engobe du commerce.

Phase de séchage entamée.

Je prévois une couverte au pinceau seulement sur les parties colorées. Ça ravivera la couleur des engobes et contrastera avec la terre noire juste dégourdie. Peut-être une patine de cire ? On avisera après la deuxième cuisson.

 

Buste de Marius Michel Pacha

Version 2
J’essaie une version plus vivante, à la manière de Jean-Baptiste Carpeaux.

Travail en cours…
À gauche Marius Michel Pacha, au milieu son buste aujourd’hui, à droite son fils Alfred Michel.

Marius à gauche, son buste, son fils Alfred à droite

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